19ième tirage TCE: don d'une caserne de sapeur-pompiers au Burkina

10 Nov 2014

A terme, elle coûtera plus de Huit cent cinquante millions (850.000.000) de francs CFA. La caserne des sapeurs-pompiers de Boromo, don de la loterie nationale du Burkina et des loteries du Conseil de l'entente, est en voie de réalisation. Grâce à la première tranche de 400 millions, le génie militaire est en chantier. La présentation technique de l'édifice a eu lieu à Boromo, dans le cadre des activités du 19éme tirage de la Tranche commune entente (TCE) 2013 qu'abrite le Burkina Faso.

 

Avec la présence effective du président des loteries d’Afrique, le congolais Tchissambot Makosso Nestor, et des directeurs généraux des loteries des pays du Conseil de l’Entente, les activités entrant dans le cadre du tirage de la Tranche commune entente 2013 se succèdent.

Entre les parieurs à satisfaire et la nécessité de servir les nations, les loteries du Conseil de l’entente financent des infrastructures dans les pays de l’organisation de façon rotative.

Au Burkina, des réalisations financées ou à financer par les loteries de l’organisation, la construction d’une caserne des sapeurs-pompiers à Boromo est une des attractions de cette 19éme édition. Au grand bonheur du maire de Boromo, Kader Seynou.

Avec son conseil municipal, il a proposé trois sites pour l’érection de la caserne, en guise de soutien. Le maire de Boromo dit être disponible à accompagner ses donateurs pour plus de résultats (notamment par des ouvertures de voie, l’accès aux sites étant encore difficile).

«  Les lots aux heureux gagnants et les bénéfices à la nation entière  », le slogan de la Lonab trouve donc sa signification dans la construction de la caserne des sapeurs-pompiers à Boromo

La caserne de Boromo, le fruit d’une plaidoirie

On se souvient, la directrice de Jovial Production, Aminata Glez/Diallo ( ou Kadi joli) avait lancé une souscription dans le but de récolter des fonds pour les sapeurs-pompiers en 2012. Son initiative a eu un écho favorable auprès de nombreux burkinabè en son temps. Et visiblement, elle a incité Amelie Tamboura, la Lonab et les loteries des différents pays du conseil de l’entente à prendre une résolution. Construire une caserne à Boromo. Présente encore avec les patrons des loteries du Conseil, Aminata Glez, a assisté au début de la construction de ce qui était encore une promesse.

Le génie militaire, assure la partie technique

Financée par la LONAB et ses consœurs, la caserne de Boromo sera construite par le génie militaire. En six mois, les militaires s’attèleront donc à sa construction. Une manière pour eux et pour leur hiérarchie de contribuer à l’acte louable des « parieurs ».

A Boromo, ils ont déjà présenté le plan de la caserne. Sur plus d’un hectare, elle comprendra un poste de commandement, un bureau des opérations et des transmissions, un garage, des dortoirs, des tours d’incendies, un plateau omnisports, une infirmerie….Et pour y parvenir, les loteries débourseront autour de 850.000.000 de F CFA. Soit le prix d’une caserne type de sapeur-pompier. A la grande satisfaction d’Ibrahim Compaoré, le commandant de la Brigade nationale des sapeur-pompiers du Burkina et de toute la hiérarchie militaire, les soldats du feu ont témoigné leur gratitude aux loteries.

Une infrastructure coûteuse

Engin-pompe d’incendie (300.000.000), véhicule de désincarcération et matériel de désincarcération (72.000.0000), formation personnelle (229.5000)…, bref l’équipement d’une caserne de sapeurs-pompiers coûte cher. Presqu’autant que le prix de sa construction. Ce qui explique peut-être leur rareté au Burkina.

Boromo a donc de quoi se réjouir. A commencer par les soldats du feu qui n’ont pas manqué de souligner l’opportunité de la dotation de Boromo en caserne. Comme pour étayer le choix de la ville, ils ont fait sortir les statistiques. Avec en moyenne 920 véhicules par jour, Boromo est traversée par la route nationale n°1, l’axe le plus emprunté du Burkina. Conséquence, les accidents sont légion et souvent dramatiques.

Construire une caserne est donc bénéfique pour plusieurs raisons (situation géographique, risque d’accident élevé, risque d’inondation, protection des cultures, avantage économique….). Que du bonheur donc pour Ibrahim Compaoré, le commandant de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers pour qui, «  avoir un poste à Boromo va réduire les distances à parcourir pour sauver des vies humaines. Au nom de toute la hiérarchie militaire, je réitère mes remerciements aux loteries du Conseil de l’entente  » a-t-il laissé entendre.

Historique de la Tranche de l’entente

Créée à Niamey le 31 juillet 1970, par les chefs d’Etat des pays du Conseil de l’entente, la Tranche commune de l’entente met en jeu les parieurs du Burkina, du Benin, de la Côte d’Ivoire, du Niger et du Togo. Sous différents noms, la tranche commune depuis sa création entend répondre à deux préoccupations : « la satisfaction du client à travers le gain auquel il est en droit d’attendre ; le réinvestissement du bénéfice dans le domaine social, culturel ou sportif afin d’accompagner les politiques de développement ».

Après plusieurs adaptations au fil du temps, les loteries nationales du Conseil de l’entente ont fait un tournant décisif en 2006. En adoptant une nouvelle version du concept de la Tranche commune Entente. Effectif depuis 2007, ce concept est à la base d’un réel brassage des populations, en octroyant des voyages au souscripteur. Le gros lot de la dixième édition est de 8 millions. Avec des lots de 5 à 2 millions.

 

Lu 1397 fois Dernière modification le lundi, 10 novembre 2014 16:55

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